MEG Maison de l’Economie Gestion à Aix

  • Lieu 424 Chemin du Viaduc, 13080 Aix-en-Provence, France
  • Stade du projet Concours 2015
  • Programme Construction neuve d'un bâtiment dédié aux chercheurs en économie-gestion comprenant :
    _ Bureaux,
    _ Salles de travail,
    _ Salles de réunion et séminaires,
    _ Espace réception
  • Maître d'Ouvrage Aix-Marseille Université
  • Architectes CAB ARCHITECTES Mandataire
    Christophe Wilke & Olivier Rigal,
    avec Marion Nicoli, Oscar Faivre, Maxime Le Bris, Alexandre Gosda, Clément Jaglin
  • Equipe de maîtrise d'oeuvre CHRISTINE DALNOKY paysage,
    BATISERF structure,
    ALTO fluides & QE,
    MARSHALL DAY acoustique,
    BM FORGUE économie
  • Surfaces 2 800 m² SDP
  • Coût des travaux 5 300 000 € HT
  • Performances Démarche HQE avec objectif de certification Certivéa
  • Images Sbda
CAB ARCHITECTES - MEGA AIX - Concours 2015 CAB ARCHITECTES - MEGA AIX - Concours 2015 CAB ARCHITECTES - MEGA AIX - Concours 2015 CAB ARCHITECTES - MEGA AIX - Concours 2015 CAB ARCHITECTES - MEGA AIX - Concours 2015 CAB ARCHITECTES - MEGA AIX - Concours 2015

Référence

Le projet est conçu comme un volume simple et unitaire faisant écho aux corps de ferme provençaux de la propriété voisine. Composé de deux volumes qui se raboutent et se décalent, il s’adapte à la pente du terrain. A l’instar des bastides faites d’ajouts successifs, la volumétrie de MEGA suit cette logique régionale.

Morphologie

Pour répondre à la géométrie de la parcelle, la forme linéaire et contextuelle se déhanche, ménageant un parvis d’entrée au Nord et une terrasse d’agrément côté Sud. Elle accompagne la courbe de « l’olive », ellipse paysagère, héritage historique d’une belle propriété qui a heureusement échappé au démembrement.

Porter/Equiper

Le projet est signifié par sa structure. C’est un exosquelette qui unifie l’architecture. Il porte le bâtiment qui, doucement, se soulève d’un terrain qui se dérobe.
Tel un pont habité et équipé, MEGA se tord pour coller à ses limites, s’y glisser. C’est une « forme cherchante » qui par sa rupture crée l’événement, accompagne la courbe et s’en dérobe pour ménager un vrai parvis d’accueil. Tel un « vaisseau posé sur l’herbe », le projet exprime à la fois sérénité et dynamisme

Structure et site

Dans un dialogue intime avec le paysage, la structure se fait façade. Fine trame d’acier laqué, elle ordonne et compose le tissage des parois. Ce parti-pris constructif met délicatement en scène une ingénierie simple et pérenne, poteaux, dalles et brises soleil orientables. Les façades se présentent alors telles un continuum vibrant et changeant.
Au rythme de la course du soleil, des nuages, les parois frissonnent dans un bruissement qui fait entrer l’architecture en résonance avec les grands arbres du parc.

Architecture méditerranéenne

Dans la tradition du Sud, les occultations jouent un rôle de filtre devant les façades largement vitrées. Les brises soleil mobiles qui tamisent la lumière aixoise, ménageant ainsi des ambiances douces et agréables aux espaces de travail.
C’est une architecture qui se veut durable, environnementale, mais contextuelle et clairement méditerranéenne.

Fonctionnel

Bâti sur un plan simple et fonctionnel, le projet offre un coefficient de forme très performant. Double épaisseur de bureaux de part et d’autres d’une confortable circulation centrale, noyau de circulation verticale au centre, issues de secours aux extrémités ; l’organisation générale se veut économe en plan et rationnelle tout en offrant des espaces de convivialité, des cadrages vers le paysage, des lieux intermédiaires variés, des prolongements extérieurs.

Adaptable

L’exo-structure, qui porte les planchers de façade à façade, permet de libérer tous les plateaux de points porteurs. Le cloisonnement sec modulable, le traitement acoustique, les équipements techniques, sont organisés pour mettre en musique une architecture souple, totalement transformable, modulable, propre à évoluer aisément dans le temps et selon les usages.

Neutre

Pour être durable en construisant proche d’un patrimoine, il fallait tendre à la neutralité, à l’abstraction. Nous avons voulu ne pas être dans le signe ou le symbole, mais simplement dans le dispositif institutionnel et paysager.
nous avons souhaité dessiner une architecture du silence, de celles qui ne parlent pas à la place des hommes…