LJF Lycée Jules Ferry

  • Lieu 82-98 Boulevard de la République, 06400 Cannes, France
  • Stade du projet Réalisation 2002
  • programme Restructuration et extension d'un lycée général et professionnel avec construction neuve d'ateliers, de locaux administratifs, d'un internat, d'un plateau sportif extérieur, d'un parking couvert 70 places et logement gardien
  • maître d'ouvrage Région PACA
    AREA mandataire
  • equipe de maitrise d'oeuvre SETOR structure,
    IDF fluides
  • surfaces 8400 m² SHON :
    - Ateliers 4 018 m²
    - Internat 3 342 m²
    - Administration 1 047 m²
  • cout des travaux 9 852 254 € HT
  • photographies Serge Demailly
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La problématique du projet se base sur l’idée de transformation. C’est à dire sur la mise place d’une stratégie de mutation d’une situation existante à la fois d’un point de vue urbain, mais aussi mettant en jeu le fonctionnement interne du lycée. Les critères pour lui conférer sa nouvelle identité ont été aussi bien fonctionnels et programmatiques (localisations, circulations,…) qu’architecturaux.
Sachant que chaque nouvelle construction devait être mise en relation avec un bâtiment existant, nous avons défini 3 modes de transformation du bâti :
- L’internat se substitue en partie au bâtiment existant. Reprenant la totalité du volume démoli, il vient s’adosser au bâtiment existant ;
- Les ateliers réimplantés sur l’emprise initiale, se divisent en deux modules et se mettent à distance de la partie existante. La circulation haute qui les relie, crée une entité fragmentée.
- Le bâtiment administratif vient en addition à l’existant, disposé en parallèle pour redonner une nouvelle façade et une nouvelle échelle à la construction.

Ces 3 situations entraînent des modes de relations spatiales et fonctionnelles adaptées à chaque existant. La greffe d’un nouveau bâti, en s’appuyant sur une géométrie existante, créé une nouvelle scénographie spatiale.

Dans ce processus de transformation, la mise en place de l’unité et de l’identité du projet a dû passer par la conception d’éléments indépendants et autonomes. Pour créer un ensemble cohérent il a fallut mettre en place un système de correspondances basé sur des mises en tension entre éléments créant de nouveaux rapports d’échelle et sur un vocabulaire commun.

La conception par le collage d’entités indépendantes a facilité le processus de transformation en site occupé (800 élèves).

Le contexte est marqué par un tissu urbain hétérogène (artisanat, anciens lotissements, entrepôts, ensembles immobiliers neufs). La restructuration de l’établissement est le jalon d’une future requalification du quartier.

Formant un îlot bordé par 3 voies, il est apparu indispensable d’aborder la conception du lycée par sa relation avec la ville. Un parvis a été créé à l’entrée du lycée pour marquer l’institution et donner un espace de respiration à la voie. La façade des ateliers forme alors un fond de perspective au boulevard de la République. Un socle-soubassement vient régler par son acrotère le niveau de référence de sol du lycée et un emmarchement mène vers ce niveau et prolonge l’espace de la ville à l’intérieur de l’îlot. L’addition du bâtiment administratif pour marquer la limite entre ville et lycée crée une tension et un resserrement.

Les ateliers

En remplacement de la halle vétuste et inadaptée aux nouveaux programmes scolaires, on implante 2 modules reliés en étage par des coursives, balcons sur la ville et sur la cour. En rez-de-chaussée les grandes surfaces sont réservées aux ateliers. A l’étage les volumes en suspension renferment les salles d’enseignement technique. Des noyaux en béton brut portent plancher et toiture et libèrent les espaces de tout autre point de structure. Ces bandes servantes renferment les cheminements techniques, les dépôts et sanitaires/vestiaires. Ils dispensent de l’éclairage zénithal naturel aux salles et circulations. Les espaces des ateliers se signalent par des volumes contenant des puits de lumières transversaux qui rééquilibrent l’intensité lumineuse. La peau métallique est un assemblage de panneaux de bardage, calepinés par des épines en acier. Cette trame secondaire est le module de base qui commande l’ensemble du second. La teinte verte métallisée se veut être un rappel des machines outils.

L’internat

La répétitivité du programme (36 modules de 2 chambres à 2 lits) pose la problématique de l’intégration d’une échelle domestique dans un équipement. On a mis en place une grille structurelle formée par l’intersection de voiles de refends et de dalles coulés en place qui se prolonge en façade et devient brise soleil. Cette trame (6,00M) définit un module composé de deux chambres à 2 lits. Dans chaque alvéole un principe de façade identique et répétitif vient traduire la logique interne. La liaison à l’existant et au sol se fait par deux plans de béton brut en équerre dissimulant les salles d’études et de détente sous lesquelles on se glisse pour accéder à la salle à manger dans le bâtiment existant mitoyen.

L’administration

Bâtiment d’accompagnement, il est le lien entre la ville et le cœur de l’îlot mais aussi l’objet du resserrement sur lequel glisse le regard. Le choix d’un  système poteaux/poutres permet de ménager un préau dans la cour. En étage la structure autorise une flexibilité des espaces de bureaux. Dans l’administration, le séparatif entre la circulation et les bureaux est traité par une cloison épaisse à redents contenant des rangements et intégrant les poteaux.

Les extérieurs

Partant d’une topographie contraignante, nous avons redéfini des plates-formes nettes correspondant aux niveaux de références issus à la fois d’un travail purement paysager mais aussi de logiques internes aux bâtiments (niveaux d’accès). Des murs épais (0,60m) et bas délimitent les aires dévolues à la récréation, au sports, aux cheminements et font aussi office de banc.