LCN Lycée Cugnot à Neuilly-sur-Marne

  • Lieu Neuilly-sur-Marne, France
  • Stade du projet Concours 2017
  • Programme Restructuration d'un lycée polyvalent pour extension de capacité et amélioration des conditions de vie et d'accueil de l'établissement
  • MAÎTRE D'OUVRAGE Région Ile-de-France
    SAERP mandataire
  • ARCHITECTES CAB ARCHITECTES mandataire,
    avec BAST ARCHITECTES
  • EQUIPE DE MAÎTRISE D'OEUVRE ATELIER FREDERIQUE GARNIER paysage
    EXNDO eco-conception
    BATISERF structure,
    INEX fluides,
    BMF économie
  • Surfaces 11 000 m² SDP
  • Coût 19 700 000 € HT
  • Performances Démarche de qualité environnementale avec objectif Basse consommation énergétique
  • Images Playtime
CAB ARCHITECTES - Lycée Cugnot à Neuilly-sur-Marne CAB ARCHITECTES - Lycée Cugnot à Neuilly-sur-Marne CAB ARCHITECTES - Lycée Cugnot à Neuilly-sur-Marne CAB ARCHITECTES - Lycée Cugnot à Neuilly-sur-Marne CAB ARCHITECTES - Lycée Cugnot à Neuilly-sur-Marne

S’inscrire dans un paysage 

Le lycée polyvalent Nicolas Joseph Cugnot doit faire peau neuve. Ancrées dans un paysage péri-urbain, les limites de sa parcelle font face à des situations urbaine à la fois génériques et spécifiques : au Nord la zone d’activités, à l’Est une cimenterie, au Sud et à l’Ouest une nappe pavillonnaire. Lieu de la métropole élargie, l’équipement va se vêtir d’une nouvelle centralité, nourrie par les effets du Grand Paris. A la confluence de ces paysages de la banlieue, le site du lycée bénéficie cependant de la présence du végétal sous forme d’un cordon boisé, blotti sur le talus de la cimenterie ; ainsi que de quelques massifs arborés.
L’absence de clôture nette, la fragmentation du bâti en éléments disparates, appelle à une recomposition programmatique, architecturale et urbaine.

Une identité retrouvée

De fait, l’institution se trouve dans un état d’invisibilité ou plus précisément de « non-visibilité » par rapport à l’espace public. Cette discrétion ne peut perdurer et un nouveau signal doit émerger par le projet, donnant au lycée la place et la lecture qu’il ambitionne dans la ville. Notre travail a donc consisté a réorganiser un site, hiérarchiser les interventions et au, au final, composer un lieu fonctionnel et rempli d’aménité. Pour cela nous avons élaboré une stratégie de conception selon trois directions.
La première à consisté en un choix de démolition permettant de recomposer un cloître autour d’une cour de récréation aux proportions justes et harmonieuses.
La seconde a mis en avant la nouvelle relation claire avec le bâtiment des ateliers, ainsi que le traitement très qualitatif d’un entre-deux.
La troisième s’est appuyée sur un choix d’organisation programmatique. Refusant de « coincer » l’espace sportif dans les franges du terrain, nous avons fait le choix de placer celui-ci en toiture, au dessus de l’entrée principale. Bordé par un périptère, il magnifie l’échelle du bâtiment, marque sans conteste l’accès et le parvis, & signale l’institution dans la ville et le paysage.

Un lycée, un monde protégé

Les abords de l’établissement sont source de nuisances : le bruit de la voie très fréquentée au Nord, la poussière et le bruit de la cimenterie à l’Ouest.
La figure du cloître crée les promesses d’un univers scolaire protégé. L’intériorité ménage à la fois un paysage intérieur, minéral ou végétal, à l’abri. Les élève peuvent alors se glisser naturellement sous le large porche formé par le plateau sportif et ensuite cheminer sous le préau naturel formé par une aile du cloître. Cette séquence d’entrée les conduit vers leur salles de classe, entre la cour minérale au Nord et l’espace vert qui longe ateliers.
Une galerie couverte protège la liaison entre la nouvelle entité et la nappe d’ateliers. Escalier et rampe sont alors scénarisés et fabriquent une douce et claire transitions qui crée le nouveau dialogue entre l’existant et son alter ego restructuré.
Poursuivant la logique d’une organisation protectrice face aux nuisances, les salles d’enseignement se trouvent positionnées au calme face au tissu pavillonnaire et au Sud vers les ateliers. Les éléments de programme prompts à parler à la ville (plateau sportif, CDI, demi-pension, administration) habitent les ailes en dialogue avec les voies.

Éloge de la rigueur

Travailler sur l’existant c’est utiliser une matière à projet avec ses règles propres, mais toujours malléable. Par une géométrie simple, on équilibre les pleins et les vides au service d’une lecture claire du projet : le cloître est formée, intégrant très naturellement le squelette d’un existant resculpté.
En écho à cette démarche, le dessin général du bâti prône la rigueur, la lisibilité. Le portique de liaison avec les ateliers ou entourant le plateau sportif pose une image calme et rigoureuse, complétée par la trame structurelle qui définit les surfaces vitrées ou pleine, reflets des usages intérieurs.