Mer Logements ZAC Nice Meridia

  • Lieu Nice, France
  • Stade du projet Concours 2015
  • Programme Construction neuve de 127 logements dont 47 logements sociaux, locaux d'activité et stationnements en sous-sol
  • Maître d'Ouvrage BNP Paribas Immobilier
  • Aménageur EPA Plaine du Var
  • Architectes CAB ARCHITECTES mandataire,
    Antoine Neto-Berenguer,
    avec Agathe Gey-Cazottes & Olivier Rigal
  • Equipe de Maîtrise d'Oeuvre JEAN MUS paysage
    EXNDO ecoconception
    BATISERF structure
    B52 Fluides
    BMF économie
  • Surfaces 8 265 m² SDP
  • Coût des travaux 11 500 000 €
  • Images Luxigon
CAB ARCHITECTES - NICE MERIDIA - 2015 CAB ARCHITECTES - NICE MERIDIA - 2015 CAB ARCHITECTES - NICE MERIDIA - 2015 CAB ARCHITECTES - NICE MERIDIA - 2015 CAB ARCHITECTES - NICE MERIDIA - 2015 CAB ARCHITECTES - NICE MERIDIA - 2015 CAB ARCHITECTES - NICE MERIDIA - 2015 CAB ARCHITECTES - NICE MERIDIA - 2015 CAB ARCHITECTES - NICE MERIDIA - 2015 CAB ARCHITECTES - NICE MERIDIA - 2015 CAB ARCHITECTES - NICE MERIDIA - 2015 CAB ARCHITECTES - NICE MERIDIA - 2015 CAB ARCHITECTES - NICE MERIDIA - 2015 CAB ARCHITECTES - NICE MERIDIA - 2015 CAB ARCHITECTES - NICE MERIDIA - 2015 CAB ARCHITECTES - NICE MERIDIA - 2015 CAB ARCHITECTES - NICE MERIDIA - 2015 CAB ARCHITECTES - NICE MERIDIA - 2015 CAB ARCHITECTES - NICE MERIDIA - 2015 CAB ARCHITECTES - NICE MERIDIA - 2015

A Nice Méridia, nous avons rêvé la rencontre entre deux visions de la ville : celle du paysage et celle de la densité.
New-York vient ici rencontrer Nice, sur ce territoire en mutation. Nice, ville romanesque et baroque tente un rapprochement morphologique avec New-York : l’imaginaire est en marche…
Grille new-yorkaise et trame niçoise, élégants volumes en suspension, cœur d’îlot mystérieux aux senteurs du Sud ; la ville européenne s’encanaille, en route vers un futur métropolitain durable et harmonieux.

Entre tradition et modernité

Nice est une ville exemplaire qui, par son architecture et son urbanisme, a su mêler des influences très diverses : sardes, piémontaises, anglaises, russes, haussmanniennes, … pour notre plus grand bonheur aujourd’hui. Ses proportions, ses subtiles variations issues d’une grande clarté d’écriture, en bref la composition des façades qui habitent le tissu urbain, créent l’identité niçoise.
Nous avons travaillé une écriture contemporaine qui se réfère de façon forte à cette identité, à l’architecture méditerranéenne. Nous avons œuvré non dans le geste, mais dans la continuité d’une histoire et d’une culture faite de rigueur et de simplicité

Penser autrement la grande hauteur

Nous nous sommes posé la question de la perception de la densité par la grande hauteur et avons considéré que celle-ci devait offrir une image plus amène pour trouver un écho favorable.
Pour cela nous avons très simplement modifié le rapport d’échelle en créant un principe de division du volume R+16 en trois entités séparées par deux failles végétalisées. Les proportions de ces volumes sont calibrées pour répondre aux éléments environnants du site :
Le premier, le « socle », est ancré dans le site et ses habitants sont comme ceux de la ville traditionnelle en milieu urbain. Ils vivent dans la cité européenne classique ; ils un rapport de face à face sur rue et son proches du sol de la ville, de l’espace public, des commerces ; ils sont aussi immergés dans le paysage arboré du cœur d’îlot.
Le second, « bâtiment des toits », vise la ligne fracturée et pittoresque des toitures qui composent le paysage de la ZAC ainsi que les collines de Nice. Entre bâti est horizon les vues sont variées, contextuelle. Ce volume intermédiaire est de même hauteur que le bâtiment de logements sociaux et crée donc un lien d’échelle et d’écriture qui permet unité et continuité.
Le troisième, « bâtiment dans le ciel », est atmosphérique, il parle au très grand paysage et s’adresse à ceux qui cherchent la vue lointaine, vers la mer, les nuages et le ciel.

Les loggias habitées

Nous avons cherché à donner à lire une architecture de loggias habitées en développant très clairement des principes typologiques riches et variés qui font la part belle aux valeurs d’usages, à l’HABITER.
Les nombreuses loggias, profondes comme des pièces en plus en plein air, fonctionnent comme des capteurs de vues, protègent et abritent leurs habitants. Elles permettent à la fois la projection dans les paysage mais aussi l’intimité familiale : un principe de persiennes coulissantes, disposées dans la loggia, offre de multiples scénarii de vie et d’appropriation de cette pièce en plus, mais aussi de la diversité en façade.
Ce système d’occultation archétypal, remis au goût du jour, permet une combinatoire infinie, d’autant que les lames sont orientables, véritables jalousies qui offrent intimité, protection solaire, vue… au gré des besoins et des envies.

Des failles arborées, des volumes contextuels : une hybridation réussie

Les césures créées en R+5 et R+10 deviennent elles aussi d’une certaine manière des loggias urbaines : côté cœur d’îlot, elles fonctionnent comme des loggias privatives et côté rue, elles ont le statut de parties communes ouvertes et généreusement plantées.
Ces deux failles divisent le volume initial en trois entités qui se décalent, du plus grand au plus petit. Ces entités ont aussi des géométries différentes : le « socle » forme une équerre qui rejoint le mitoyen, le « bâtiment des toits » dessine une équerre plus petite déterritorialisée, et le « bâtiment du ciel » est un volume simple, parallélépipédique aux angles qui s’effacent et qui marque l’angle dans le grand paysage.

L’horizontalité vient dialoguer avec la verticalité.
La « tour » n’en est plus une ! Elles est devenue un immeuble hybride qui joue astucieusement avec les rapports d’échelle.
C’est un immeuble/îlot planté, stratifié qui devient paisible, et porteur d’une multiplicité d’usages : il se pose tel un générateur, un stimulateur de l’habiter et du bien vivre ensemble.