MRS Logements sociaux « Marseille Duverger »

  • Lieu Rue Duverger, Marseille, France
  • Stade du projet En cours - Livraison en 2019
  • Programme Construction neuve de 38 logements locatifs sociaux et stationnements
  • Maître d'Ouvrage OPH 13 Habitat
  • Architectes CAB ARCHITECTES mandataire,
    Antoine Neto-Berenguer ;
    Agathe Gey-Cazottes, avec Nastasia La Spina, Jeanne Moullet, Carl Cantin (ESQ à APD)
  • Equipe de Maîtrise d'Oeuvre BATISERF structure,
    CHOULET fluides & QE,
    BMF économie
  • Surfaces 2 900 m² SDP
  • Coût des Travaux 4 100 000 €
  • Performances Certification Qualitel Performance
  • Images _Preview
CAB ARCHITECTES - Logements sociaux à Marseille - 2017 CAB ARCHITECTES - Logements sociaux à Marseille - 2017 CAB ARCHITECTES - Logements sociaux à Marseille - 2017 CAB ARCHITECTES - Logements sociaux à Marseille - 2017 CAB ARCHITECTES - Logements sociaux à Marseille - 2017 CAB ARCHITECTES - Logements sociaux à Marseille - 2017

L’urbain et l’intime

La parcelle est un fragment du faubourg Montolieu en cours de restructuration. Inscrit dans une logique d’ensemble d’opérations pour recoudre le tissu existant, le projet se pose comme une synthèse entre les échelles et les identités de ce quartier traditionnel marseillais. Le projet est ainsi conçu dans une logique d’épaisseur et de creusement.
Poursuivre la géométrie de la trame, les alignements de la rue, accepter la question de l’angle, du retournement, des gabarits, pour ne pas être en rupture mais au contraire dans l’acceptation du déjà-là : voilà autant d’actions que nous avons menées et qui se conjuguent avec la création d’une nouvelle intériorité, d’une dimension cachée de la ville.
Imaginer une venelle, un sol qui poursuit le macadam et, passé une simple grille, l’amène dans une intimité retrouvée…
Percées, vues, cadrages vers des envers qui racontent un passé désuet, côtoient des restes des 30 glorieuses.
Pas loin la Porte d’Aix et la Place de la Joliette : on est à Marseille !

PLU : Anatomie de la règle

Les règles et directives -de par leur croisement sur la base d’un projet déjà avancé- ont ouvert des pistes faisant ainsi passer cet exercice imposé à un jeu subtil d’additions / soustractions et de tensions pour en tirer une logique de projet.
La prise en compte des retraits, des gabarits, des distances minimales, nous a amené à un travail de sculpture du nécessaire et du suffisant.
Traitement du rapport à la rue, retraits, redents, ont amené une granulométrie spécifique du projet qui participe à son écriture.

 Le métropolitain et le domestique

Le projet se veut être la synthèse entre la logique d’une ville qui se reconstruit sur elle-même, l’échelle métropolitaine de l’espace public qui le borde ; et une organisation de l’intérieur de la parcelle, des seuils, circulations, distributions à l’échelle de l’îlot, de l’immeuble, du palier…
Représentation réduite de l’idée de la ville véhiculée par le PLU la parcelle devient l’îlot creusé où porche, venelle, et transparences construisent les précieuses hiérarchies, enchaînement d’espaces identifiables.
Grilles laissant passer le regard, pavés au sol, platebandes et arbres de haute tiges poursuivent l’urbanité et créent des subtiles transitions entre l’espace public de la rue et les entrées aux logements.