LHB Internat du Lycée Honoré de Balzac à Paris

  • Lieu Lycée Honoré de Balzac, Boulevard Bessières, Paris, France
  • Stade du projet En cours - Livraison en 2019
  • Programme Construction d'un ensemble mixte neuf comprenant :
    - Nouvel accueil principal du Collège-Lycée,
    - Internat 160 places avec accueil et vie scolaire,
    - Nouvelle infirmerie du Collège-Lycée
    - Loge gardien,
    - Réaménagement des espaces extérieurs avec création d'un nouveau parvis d'entrée au Collège-Lycée
  • Maître d'Ouvrage Région Île-de-France
    Essonne Aménagement, mandataire
  • Architectes CAB ARCHITECTES mandataire
    Antoine Neto-Berenguer ;
    Jeanne Moullet (études)
    Elodie Artières & Margot Fournier, avec Marine Renaudel (concours) ;
  • équipe de maîtrise d'oeuvre BATISERF structure,
    ALTO fluides, VRD & QE,
    VPEAS économie
    ATELIER FREDERIQUE GARNIER paysage
  • Surfaces 2740 m² SDP
    + 1500 m² extérieurs
  • Coût des travaux 7 600 000 € HT
  • Performances Plan Climat de la Ville de Paris,
    Démarche HQE avec objectif Basse Consommation
  • Images _Preview
CAB ARCHITECTES - Internat du Lycée Honoré de Balzac à Paris - 2019 CAB ARCHITECTES - Internat du Lycée Honoré de Balzac à Paris - 2019 CAB ARCHITECTES - Internat du Lycée Honoré de Balzac à Paris - 2019 CAB ARCHITECTES - Internat du Lycée Honoré de Balzac à Paris - 2019 CAB ARCHITECTES - Internat du Lycée Honoré de Balzac à Paris - 2019 CAB ARCHITECTES - Internat du Lycée Honoré de Balzac à Paris - 2019 CAB ARCHITECTES - Internat du Lycée Honoré de Balzac à Paris - 2019 CAB ARCHITECTES - Internat du Lycée Honoré de Balzac à Paris - 2019 CAB ARCHITECTES - Internat du Lycée Honoré de Balzac à Paris - 2019 CAB ARCHITECTES - Internat du Lycée Honoré de Balzac à Paris - 2019

LE PAVILLON DU PARC

S’installer dans le déjà-là

Le contexte se compose de bâtiments scolaires de belle facture formant au parc une limite côté Nord, d’objets géométriquement alignés -mais épars- au Sud, et enfin d’une clôture haute et présente sur la rue qui marque nettement la limite de l’équipement.
L’occasion est belle d’offrir une réponse simple et claire, qui puisse transmuter ces contraintes et données en matière à projet.
Plutôt que de simplement ajouter un nouvel élément isolé, on réfléchit un bâtiment qui soit aussi clôture : le Pavillon du Parc. Dans l’esprit du gymnase et de la piscine, l’internat est un élément indépendant qui -cependant- est l’entrée de la cité scolaire et qui forme clôture à l’établissement.
La façade/clôture, porteuse, fait écho et compose avec la trame des arbres existants. Son implantation génère une nouvelle géométrie sur l’espace public, un élargissement, une respiration bornée par le nouveau logement du gardien : un parvis est né.

Moderne propylée

Comme autour d’un ancien parc, reprenant les archétypes des pavillons d’entrée, nous installons donc un bâtiment linéaire, ordonnancé, qui fait apparaître une discrète césure en son milieu : l’entrée de la cité scolaire.
La façade est comme une anamorphose de la limite sur l’espace public. Elle se déploie, matrice légère et métallique qui intègre variations programmatiques et d’usage en modulant sa trame. Ses épines structurelles ponctuent l’alignement en encadrant les éléments de façade et de clôture. Leur succession créée une vibration et une rythmique subtile sur la rue.

Franchir et être franchi…

Franchir et être le lieu que l’on franchit pour entrer dans l’enceinte du Lycée.
La structure du projet est l’expression de ce double objectif. Le bâtiment est conçu comme une infrastructure, sorte de pont habité qui longe la rue et laisse passer entre ses piles les fluxs, le regard et les programmes.
La transparence est préservée, la transversalité structurelle offre cette relation claire et immédiate entre le dedans et le dehors. On franchit la porte la porte de l’établissement en se glissant sous la façade/clôture qui fait auvent, puis on accède au hall qui distribue les différentes entités.
Les grands pans vitrés entre noyaux béton préservent et cadrent le paysage intérieur. Le bâtiment joue alors son rôle de frontière et de nouvelle plaque tournante de l’établissement.

Une pensée constructive au service de l’usage

Entre les noyaux porteurs transversaux, espaces servants et structurants du cœur du projet, se glissent les programmes communs au rez-de-chaussée et on peut voir depuis la rue vers la profondeur de la parcelle. En étage, des plateaux portés par ces espaces servants sont équipés et abritent les chambres. L’ensemble forme un bâtiment épais (18m) scandé par les noyaux servants qui, telles les piles d’un ouvrage d’art, portent le vaisseau arrimé au trottoir, comme une péniche à son quai.

Boulot / Dodo

Le bâtiment se compose d’une double épaisseur de chambres, au Sud et au Nord. Cette organisation concilie rationalité économique et environnementale.
La structuration interne du projet est réglée par un double mécanisme façade/noyaux. Leurs géométries respectives se composent mutuellement et permettent d’organiser les espaces de desserte, les puits de lumière et les chambres.
La répartition des volumes servant permet d’intégrer les blocs humides partagés par le couple de chambres à trois lits, tandis que la trame en façade peut offrir des scénarios d’aménagement différents.
Les salles communes, chambres des maîtres d’internat, tisaneries et escalier, positionnées au centre, offrent un fonctionnement clair et rationnel. Ces ensembles partagés créent la séparation attendue entre deux unités de sommeil qui peuvent ainsi être convenablement surveillables.
Marquant cette division, la trame de façade s’élargit ; des balcons/loggias ponctuent la composition et prolongent vers l’extérieur les espaces communs en étage.

Ordonner la matière

La posture urbaine, l’attitude constructive, l’exigence architecturale… Tous ces enjeux passent par la recherche du sens… Faire sens avec la matière…
Entrant en résonance avec les alignements d’arbres du boulevard, la façade clôture donne à lire le rythmique métallique de ses épines. Barreaux et meneaux accompagnent la sérialité en une délicate vibration. Définie par ces génératrices, la peau de façade montre a matérialité glacée qui reflète les saisons du paysage urbain.
Verre, verre émaillé, volets métalliques perforés coulissants dans des galandages, sont les éléments de langage qui complètent le dispositif.
Au cœur du système, les noyaux servants affirment leur utilité structurelle par la minéralité du béton. Les dalles sont préfabriquées et leur sous-face vient en écho des façades.
L’ultime matériau c’est la lumière naturelle qui nourrit le projet de l’intérieur : canalisée par des canons rectangulaires, la matière lumière innerve les circulations et les chambres.