IN0 Institut de Physique de Nice

  • Lieu Nice, France
  • Stade du projet Concours 2016
  • Programme Construction de l'Institut de Physique de Nice regroupant le Laboratoire de Physique de la Matière Condensée (LPMC) et l'Institut Non Linéaire de Nice (INLN), et comprenant :
    - laboratoires de recherche,
    - bureaux,
    - espaces communs
  • Maître d'Ouvrage Université Nice Sophia Antipolis
  • Architectes CAB ARCHITECTES mandataire
    Daphné Catton, Jeanne Moullet, Jacques Longo
  • Equipe de maîtrise d'oeuvre EXNDO STUDIO, eco-conception
    ATELIER ALTERN, paysagistes
    ERIC BENQUE, design
    BATISERF, structure
    B52, fluides
    MARSHALL DAY, acoustique
    ATELIER TER BEKKE & BEHAGE, signalétique
    BMF, économie
  • Surfaces 7 000m² SDP
    + 2 000 m² extérieurs
  • Coût 13 000 000 € HT
  • Performances Démarche HQE sans certification
  • Images Playtime
CAB ARCHITECTES - Institut de Physique de Nice-Concours 2016 CAB ARCHITECTES - Institut de Physique de Nice-Concours 2016 CAB ARCHITECTES - Institut de Physique de Nice-Concours 2016 CAB ARCHITECTES - Institut de Physique de Nice-Concours 2016 CAB ARCHITECTES - Institut de Physique de Nice-Concours 2016 CAB ARCHITECTES - Institut de Physique de Nice-Concours 2016 CAB ARCHITECTES - Institut de Physique de Nice-Concours 2016 CAB ARCHITECTES - Institut de Physique de Nice-Concours 2016 CAB ARCHITECTES - Institut de Physique de Nice-Concours 2016

On pourrait définir la science par le fait qu’elle est la synthèse entre deux hémisphères : la pensée et son incarnation expérimentale.
Le fascinant programme de ce concours en est l’illustration, car il nous parle implicitement de deux mondes : le monde bas  de l’expérimentation, représenté par les salles d’optique, de manipulation et de fabrication ; et ensuite le monde haut dévolu aux espaces de travail et de recherche, les bureaux et les salles de réunions.

Cette dualité se retrouve dans l’organisation en strates du projet. La hiérarchie des fonctions construit la logique de conception, basée sur la présence d’un socle plutôt opaque et d’un volume transparent qui le coiffe, selon un axe de symétrie.

L’articulation et la mise en relation de ces deux couches se fait par du vide : au niveau de la rue un patio végétal / cours d’entrée traite la relation à l’urbain tandis qu’au sein du bâtiment une terrasse haute de convivialité crée son pendant en étage et s’ouvre vers le paysage au Sud.
Le lien symbolique et physique entre ces deux entités et leurs vides est illustré par un volume névralgique, colonne vertébrale qui contient la bibliothèque, les lieux de convivialité et la circulation verticale. La pratique quotidienne de cet équipement, rythmée par les allées et venues des chercheurs dans ce noyau transparent, va animer le cœur du projet.

Les étages de bureaux qui s’implantent de part et d’autre d’une circulation ponctuée par des alcôves, offrent des surépaisseurs, espaces de rencontre et de discussion pour les chercheurs.
Enfin, en toiture une promenade à travers un jardin suspendu offre aux chercheurs et à leurs invités un moment de calme et de méditation.

Côté ville ce principe donne à voir un projet poreux, profond, épais et riche en spatialités.
Sur la terrasse haute, on est en contact avec la cour basse par le soulèvement de la bibliothèque ainsi que le reste du quartier.

Le principe structurel vient corroborer l’organisation générale en dissociant selon une trame identique des voiles porteurs sur les deux premiers niveaux et un plan libre par le biais de poteaux sur les deux derniers niveaux du projet.

Les deux vides qui se rejoignent sous le volume suspendu de la bibliothèque, dessinent la cour d’un cloître. Cet archétype est, selon nous, une intéressante figue spatiale pur une communauté scientifique, car il évoque un lieu propice à la concentration, mais aussi un espace de convivialité et de sérendipité. Dès l’entrée d’ailleurs, le patio -planté d’arbres de hautes tiges- accueille les chercheurs avec aménité et fait écho au parc urbain de ce nouveau quartier. Sur rue, le bâtiment donne à voir les ateliers et la salle d’étirage des fibres optiques, vitrine du projet pour le passant.
Un travail spécifique du socle urbain est mis en oeuvre pour signaler et communiquer sur ces performances par des sérigraphies sur les parties vitrées donnant sur l’espace public qui alternent avec les anneaux d’acier laqué.

En attique, les espaces des bureaux, modifiables et modulables sont protégés des regards et des apports solaires par un dispositif de persiennes mobiles.

De forme compacte et simple, le nouvel Institut de Physique de l’Université de Nice, se donne à voir comme un édifice emblématique et institutionnel du quartier Nice Méridia.