PDV Gymnase et résidence étudiante, ZAC Porte de Vincennes

  • Lieu 322 Avenue Courteline, 75012 Paris, France
  • Stade du projet En cours - Livraison en 2020
  • Programme Construction neuve de deux ensembles mitoyens autonomes :
    - Un équipement sportif construit partiellement au-dessus du boulevard périphérique, comprenant un gymnase de type C, deux salles polyvalentes (arts martiaux et danse), vestiaires, sanitaires, et locaux du personnel ;
    - Une résidence étudiante 150 chambres venant en superposition d'un bâtiment de stockage de postes électriques RATP
  • Maître d'Ouvrage - SEMAPA
    Coordinateur du groupement de maîtrise d'ouvrage,
    et Maître d'Ouvrage de l'Equipement Sportif,
    - Logis-Transports,
    Maître d'Ouvrage de la résidence étudiante
  • Architectes CAB ARCHITECTES mandataires,
    et architectes de l'équipement sportif
    Olivier Rigal, avec Zoé Dalloni, Jade Contesso, Jacques Longo

    & Bourbouze-Graindorge architectes de la résidence étudiante cotraitants
  • équipe de maîtrise d'oeuvre BATISERF structure,
    INEX, fluides, vrd & qe
    ITAC, acoustique
    BMF économie
  • Surfaces 7300 m² SDP dont :
    - 2500 m² pour l'équipement sportif
    - 4300 m² pour la résidence étudiante
  • COÛT DES TRAVAUX - 10 500 000 € HT (équipement sportif)
    - 8 500 000 € HT (résidence)
  • Performances Démarche HQE conforme au plan Climat de la Ville de Paris, sans exigence de certification (équipement sportif)
  • Images Luxigon
Porte de Vincennes - CAB ARCHITECTES - 2020 Porte de Vincennes - CAB ARCHITECTES - 2020 Porte de Vincennes - CAB ARCHITECTES - 2020 Porte de Vincennes - CAB ARCHITECTES - 2020 Porte de Vincennes - CAB ARCHITECTES - 2020 Porte de Vincennes - CAB ARCHITECTES - 2020 Porte de Vincennes - CAB ARCHITECTES - 2020

Les opérations projetées en enjambement ou à proximité du boulevard périphérique, revêtent une importance majeure dans la concrétisation des ambitions d’aménagement de la ZAC Porte de Vincennes.
Notre projet pour l’aménagement de ces deux îlots s’inscrit pleinement dans cette ambition, et vise à constituer une entité urbaine hybride dans sa programmation, mais unitaire dans sa perception et son articulation avec le boulevard périphérique. La stratégie que nous avons pour ces deux équipements repose sur cinq thèmes communs :

Paysage à deux vitesses

L’épannelage et la conception des façades des deux programmes visent à différencier la perception du projet en fonction de ses deux orientations majeures.
Le long de l’Avenue Courteline et du boulevard Carnot, l’organisation des volumes et de leurs attiques compose un front urbain d’une hauteur mesurée afin de s’intégrer aux gabarits avoisinants. Deux terrasses plantées, au Sud et à l’Ouest, marquent les retraits des corps de bâtiment supérieurs. Le long de ces orientations, les façades présentent des compositions abstraites et largement vitrées, divers systèmes d’occultations venant tempérer les apports solaires et la visibilité des espaces les plus intimes.

Depuis le boulevard périphérique, l’expression recherchée est plus monumentale, autant dans le gabarit plus tranché de chacun des volumes que dans l’expression de leurs éléments architecturaux : les structures sont plus affirmées, et la composition plus en phase avec la perception cinétique propre aux usagers du boulevard.

Stratification programmatique et spatiale

Issue d’une spatialisation du programme répondant à des objectifs fonctionnels et urbains, la volumétrie peut se lire en strates superposées. Renforçant ainsi la cohérence générale de l’aménagement, les deux programmes sont organisés en strates de hauteurs similaires.
La plaque basse correspond à la hauteur de l’entrepôt conservé et au volume de la salle de sport principales.
La plaque intermédiaire met en résonance le volume secondaire de l’équipement sportif (salles de danse et dojo) avec le corps de bâtiment inférieur de la résidence, dont la hauteur correspond au besoins structurel lié au franchissement de l’entrepôt.
La strate haute, amincie et adossée au noyau des circulations verticales, accueille la majorité des chambres de la résidence.
Les articulations entre strates sont renforcées par la présence de larges terrasses plantées qui s’étagent entre les niveaux +9 et +17 m.

Scénographie du paysage urbain

Nous proposons de grouper les deux accès principaux autour d’une cour commune. De part et d’autre de cet accès partagé les noyaux de circulations verticales s’organisent et arborescence et déploient les circulations horizontales face au boulevard périphérique.
En écho au déplacement des véhicules, le mouvement des usagers est perceptible jour et nuit au travers de larges ouvertures, et offre aux automobilistes une scénographie du paysage urbain toujours renouvelée.
L’intensité métropolitaine de la résidence étudiante est exaltée, tandis que le volume iridescent du gymnase/pont laisse, tel une lanterne lumineuse, s’exprimer le spectacle des silhouettes, ombres chinoises animées.

Poétique du franchissement

Les contraintes de chantier et de franchissement liées au contexte singulier de cette opération, nous ont naturellement conduit à développer une structure légère et largement préfabriquée hors site. Les principes étudiés tendent ainsi à une résolution simple, pragmatique et urbaine issue des particularités hors-norme du site.
L’objectif architectural des deux projets a stigmatisé un désir de franchissement, non par le biais d’une performance infondée, mais plutôt en s’appuyant sur une figure structurelle forte, juste et claire. Les éléments de structure métallique, qui participent largement à l’expression tectonique des deux programmes, constituent un référent commun.
La matrice générale est constituée d’éléments permettant des variations propres à chacun des programmes et à leurs spécificités. Portiques, poutres échelles, tirants, participent à une poétique globale qui incarne la contrainte tout en la sublimant. Hormis leur logique commune, l’unité et la cohérence entre les deux programmes sont illustrées par le choix de profilés de même type et de teinte identique.

Plans libre

L’utilisation de l’acier comme matière structurelle autorise une conception particulièrement souple des espaces et un traitement aisé des différents décalages volumétriques.
En tirant parti du potentiel architectural des structures, les principes développés pour les deux entités s’attachent à créer des planchers libres de tout élément porteur, favorisant ainsi une grande liberté d’évolution des bâtiments sur le long terme.
Les espaces des plateaux, dépourvus de contraintes sont issus de la logique générale de franchissement de grandes portées.
La flexibilité est totale et la logique du plan libre trouve ici tout son aboutissement