CLI BATIGNOLLES LOT N1

  • Lieu Avenue de la Porte de Clichy, Paris, France
  • Stade du projet Concours 2014
  • Programme Programme mixte posé sur les ouvrages de la station "Porte de Clichy" de la ligne 14 prolongée :
    - logements intermédiaires,
    - logements sociaux,
    - logements sociaux étudiants,
    - CHRS 40 places,
    - Centre de santé
    - Surfaces commerciales
  • Maître d'Ouvrage Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP)
  • Architectes CAB ARCHITECTES mandataire,
    Antoine Neto-Berenguer ;
    Cécile Jalby & Jeanne Moullet,
    avec Elodie Artières, Arnaud Despretz et Olivier Rigal
    & ATELIER ROBAIN GUIEYESSE architectes associés cotraitants
  • équipe de maîtrise d'oeuvre BATISERF structure,
    NICOLAS INGENIERIES fluides & QE,
    THERMIBEL acoustique,
    BMF économie
  • Surfaces 11 400 m² SDP dont :
    - 4 986 m² de logements sociaux
    - 3 970 m² de logements étudiant
    - 1 494 m² de logement CHRS
    - 476 m² de Centre de Santé
    - 472 m² de surfaces commerciales
  • Coût des Travaux 25 000 000 € HT
  • Performances Plan Climat Ville de Paris
  • Images _Preview
CAB ARCHITECTES - Batignolles Lot N1 - 2014 CAB ARCHITECTES - Batignolles Lot N1 - 2014 CAB ARCHITECTES - Batignolles Lot N1 - 2014 CAB ARCHITECTES - Batignolles Lot N1 - 2014 CAB ARCHITECTES - Batignolles Lot N1 - 2014 CAB ARCHITECTES - Batignolles Lot N1 - 2014 CAB ARCHITECTES - Batignolles Lot N1 - 2014

Architecturer la ville

C’est une ambition toujours renouvelée. Lors de chaque projet en situation métropolitaine forte, nous cherchons à identifier la posture urbaine juste.
Dans un site rude comme l’avenue qui mène à la Porte de Clichy, en pleine mutation d’échelle et de morphologie, nous proposons une véritable pièce urbaine qui exprime à la fois l’unité et la diversité.
Pourquoi tenter d’unir ces contradictions? Parce que la ville est multiple, hétérogène, et que son ambiguïté naît de sa richesse.
Ici, outrance et aménité peuvent cohabiter. Un parc scolaire, un boulevard bruyant, la proximité future d’un équipement imposant, un périphérique proche, une ligne de tram, un métro, des avenues, des bistros.
Toutes les qualités de la ville durable en devenir sont confrontées aux restes de la ville consommable. L’optimisme est de rigueur.

Théorie de la fragmentation

Par une gestion spécifique des « géométries urbaines » qui s’opposent, se contredisent et s’entrechoquent, nous produisons la synthèse génératrice du projet.
Résoudre les contraintes nous amène à concevoir un bâtiment hybride :
- Fragment d’îlot ou unité d’habitation?
- Front urbain ou barre poreuse?

Nous nous appuyons sur un programme composé d’entités différentes -logements intermédiaires, logements sociaux, logements étudiants, CHRS, Maison de Santé- pour réfléchir à une figure dissociée, qui sépare les composantes.
La mosaïque programmatique est un vecteur pour proposer une fragmentation. Cette option, d’un opportunisme vertueux, nous conduit à creuser des vides qui accueillent les circulations verticales et font office de dessertes. Les failles ont alors une triple fonction qui contient les problématiques suivantes :
- mode circulatoires et de desserte,
- espaces communs partagés,
- césures urbaines

Des objets singuliers

La soustraction de matière effectuée révèle des volumes isolés qui se posent sur une plinthe urbaine calée sur la future émergence de la bouche de métro. Dès lors, le socle, contextuel, adopte un rôle d’infrastructure qui parle à la rue. Sur cette base, les objets posés qui pivotent, s’alignent ou se plient pour régler la géométrie urbaine, forment la superstructure qui parle à la ville.

Entre les volumes habités, ou par les porches taillés dans le socle, on pressent le grand vide du Lycée perceptible depuis le boulevard. On crée la porosité et la transversalité nécessaires pour éviter l’effet d’une barre unitaire.
Ligne de sol répond à ligne de ciel. On pourrait alors parler d’une représentation métaphorique d’un morceau de ville.

Porter - Équiper

La matrice qui règle, unifie et génère le projet, est une grille généreuse et profonde, qui ordonnance à la fois la pensée du projet et le projet lui-même. Structure porteuse au sens propre, elle est aussi porteuse d’usages et de réponses aux nuisances du site, sonores notamment.
Cette grille peut être activée ou muette suivant les situations et les besoins ; elle est capable d’intégrer des dispositifs différents face aux contraintes. Elle absorbe par sa neutralité syntaxique et son épaisseur, tous les scénarios de programmation qui traversent le projet.

Les variations sur le même thème sont légion. Elle peut héberger « à la carte » des pleins ou les vides, de profondes loggias individuelles, des baies vitrées de chambreset des occultations disposées à son nu, ou même subir la greffe d’une grille secondaire support d’une double peau pour les logements étudiants et le CHRS.
Par l’unité, il n’y a plus d’avant et d’arrière, de façades nobles et de pignons pleins. Il y a simplement une logique d’ensemble, qui autorise l’indétermination, qui lisse les domesticités différentes. elle permet des évolutions futures, de la flexibilité : dans la grille, le logement prend valeur d’équipement.

Typologies...

Au delà des mots et des intentions, l’enjeu majeur est l’habiter : ses qualités d’usage, et le « bien et beau vivre » que l’on doit apporter aux résidents.

Le projet met en avant :
- la qualité des seuils pour favoriser les bonnes relations de voisinage,
- la valeur des vues multiples qui scénographient la ville,
- l’intérêt de logements lumineux aux séjours traversants,
- l’aménité de prolongements extérieurs protégés du bruit,
- la multiplicité des scénarios dans l’espace à vivre par l’utilisation de la loggia